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LA «PETITE HISTOIRE» D’INTERACTION COMMUNAUTAIRE
Jacques Fournier

La revue est née en février 1987, sous le nom plutôt pittoresque (c’était l’époque) de « Tiens-toé! ». Elle a été lancée par Gilles Beauchamp, organisateur communautaire au CLSC Hochelaga-Maisonneuve, avec l’appui de Robert Potvin de Montréal, de Pierre Paré de Québec, de Sylvie Dubord de Chicoutimi-Nord et de Pierre Côté de Matane. Le premier numéro, de cinq pages, était photocopié. Les deux premiers numéros portaient donc le titre de « Tiens-toé! ». Du numéro 3 au numéro 14, la revue s’appela Interaction, tout court. Constatant qu’une autre revue s’appelait elle aussi Interaction, on décida, en octobre 1990, à compter du numéro 15, que la revue s’appellerait dorénavant Interaction communautaire.

L’éditeur d’Interaction, avant la création du RQIIAC en juin 1988, était « le comité de liaison en organisation et travail communautaire » et le fiduciaire était un obscur OBNL appelé CIRCAS, le Centre d’information, de recherche communautaire et d’analyse statistique. Retenez ce nom au cas où vous participeriez, un jour, à un quiz sur l’histoire du RQIIAC. On ne sait jamais.

Gilles a été le directeur de la revue du numéro 1 (février 1987) au numéro 23 (octobre 1992). Concrètement, Gilles faisait un peu de tout : il écrivait des textes, faisait la mise en pages et s’occupait de l’expédition. En fait, il a effectué bénévolement la mise en pages jusqu’au numéro 32 inclusivement (hiver 1995) alors que notre collaborateur Jean-François Villard, un graphiste professionnel, a pris la relève pour cette tâche. À compter du numéro 24 (décembre 1992), Gilles ne se présentait plus que comme le « directeur technique », tâche qu’il a accomplie jusqu’au numéro 39 (automne 1996). Gilles a donc joué un rôle majeur dans la revue durant 10 ans, de 1987 à 1996. Par la suite, et même parallèlement, il est devenu le webmestre du RQIIAC. Gilles est ce qu’on appelle un « early user », un usager précoce, en informatique. Innovateur, il a mis sur pied le premier site internet de la Fédération des CLSC puis celui du RQIIAC. Il est toujours le « propriétaire » et le gestionnaire bénévole et tenace des listes collectives de courriel RQIIAC, Mission CLSC et Travsoc .

Mon premier texte dans Interaction figure dans le numéro 3, en novembre 1987, et… critiquait le Rapport Brunet, de sinistre mémoire. Je suis devenu membre du comité de lecture au numéro 5, en février 1988. Ma première chronique du lièvre a été publiée dans le numéro 6 et s’intitulait « Encyclique de Jean-Paul III à toutes les femmes des CLSC », une parodie de Jean-Paul Belleau, le héros du populaire téléroman de Lise Payette, « Les dames de cœur ». Je suis devenu formellement rédacteur en chef à compter du numéro 6, en avril 1988. Lorsque Gilles a laissé la direction technique à l’automne 1996, j’ai pris ses tâches en charge : la coordination de la mise en pages et de l’expédition, en plus de garder mes fonctions de rédacteur en chef. Mais je n’ai alors pas pris le titre de directeur : j’affectionne trop le titre de rédacteur en chef. J’aurai donc eu la chance et l’immense plaisir d’être rédacteur en chef de 1988 (numéro 6) à 2007 (numéro 75), soit 19 ans. Que de bons souvenirs!

Interaction communautaire, un outil pour notre communauté de pratiques
Jacques Fournier (rédacteur en chef, 1988-2007)

« Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. »

Albert Camus, 1957

Les lignes qui suivent se proposent d’illustrer comment Interaction communautaire a été une contribution dans la construction de la « communauté de pratiques » qu’est le RQIIAC. Je terminerai par quelques éléments d’analyse qui tenteront de donner du sens au mot « empowerment » et à notre travail d’organisation communautaire. Ce texte est en partie inspiré d’un article que j’ai publié dans la revue Possibles en 2006 . On m’avait demandé de tenter d’y répondre à la question : Internet va-t-il tuer les revues d’idées comme Interaction?

Je commençais ma réponse en disant que, de même que la télévision n’a pas tué le cinéma et qu’elle n’a pas éradiqué le livre, Internet ne mettra pas fin, selon moi, à l’ère des revues d’idées. Il y aura plutôt une alliance fructueuse entre deux médias, l’un sur support papier et l’autre virtuel, appelés à se compléter et à se renforcer.

Dans cet article, j’ai examiné également la question de l’élargissement du public des revues dites d’idées en utilisant le potentiel d’Internet et tenté d’approfondir les notions d’ « empowerment » et de participation, dans une perspective de vulgarisation, de démocratisation et d’échange citoyen multiforme, tout en étant attentif à la question des citoyens présentement exclus de la sphère de l’information et des communications.

La revue Interaction communautaire a été et est avant tout un outil pour appuyer une « communauté de pratiques » : les intervenants y décrivent les projets communautaires auxquels ils ont été associés pour en faire profiter leurs collègues. L’objectif n’est pas de faire état de réussites spectaculaires mais plutôt d’éviter aux confrères et consoeurs de devoir « réinventer le bouton à quatre trous » en bénéficiant des leçons des expériences faites par d’autres sur le terrain. Interaction a également donné à des intervenants communautaires l’occasion de prendre confiance en eux, de « se donner du pouvoir », de valoriser leur pratiques et de leur donner de la visibilité.

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